Le désengagement progressif de BNP Paribas en Afrique

L’annonce tombait à point pour certains acteurs politiques en Tunisie : si BNP Paribas annonçait la cession de sa filiale tunisienne l’UBCI (Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie), l’explication devait se trouver dans le climat social : les récentes grèves. Cette information, plutôt de l’ordre de la fake news, ne convainc pas vraiment. C’est dans plusieurs pays d’Afrique que BNP Paribas cède petit à petit ses filiales, souvent en bonne forme financière.

Une participation de 50,09% dans la filiale tunisienne

L’annonce a té faite le 18 janvier 2019 : un préalable pour réflexion : «BNP Paribas a porté à la connaissance du Conseil d’administration avoir ouvert une réflexion stratégique sur sa participation au capital de l’UBCI », aussi «BNP Paribas indique que cette démarche vise à explorer les alternatives et les partenariats possibles permettant à l’UBCI de mieux mettre en œuvre son potentiel de développement dans les années qui viennent au bénéfice de ses actionnaires, de ses clients et des équipes de la banque et que, dans ce cadre, un processus non exclusif est engagé avec de tels partenaires». (Ecofin). Rappelons qu’en Avril 2018, l’UBCI annonçait un bénéfice net pour la période 2017 de 13,5 millions d’euros (en hausse de 27,7 % par rapport à 2016).

BNP Paribas bientôt désengagé du Gabon et du Maroc ?

Les filiales marocaines (BMCI) et gabonaises (BICIG) sont aussi concernées. Des annonces à brèves échéances ont même été révélées par la presse des pays concernés (2019 pour le Gabon et 2020 pour le Maroc). Au Maroc, une baisse d’effectif est aussi envisagée. (Infomediaire). Au Gabon, BNP Paribas possède 47 % de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG). (Ilboursa).

Auteur de l’article : La rédaction

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.