Les difficultés de CRBC (China Road and Bridge Corporation) au Togo

China Road and Bridge Corporation enchaîne certaines difficultés au Togo qui connaissent une médiatisation nationale importante depuis quelques semaines. Principalement en cause : les revendications des ouvriers togolais.

 

La CRBC dans le viseur de la SOECTRAB

Le Syndicat des Ouvriers, Cadres, Employés des Travaux Publics et Bâtiments – SOECTRAB – a déjà fait part de son mécontentement suite au licenciement de près de 200 ouvriers togolais. De nombreux ouvriers se plaignent en effet du non respect par l’entreprise chinoise des droits de travailleurs qui ne répondent pas aux contraintes réglementaires syndicales et nationales. Nombreux affirment par ailleurs avoir travaillé plusieurs années sans congé aucun à un tarif horaire en dessous des conventions salariales.

Des ouvriers en charge de la construction d’un tronçon de route près de Lomé ont débrayé pour une dizaine de jours, en solidarité avec leurs collègues licenciés, et pour dénoncer les conditions de travail rudes.

 

Les entreprises chinoises en Afrique

La stratégie chinoise qui consiste à une implication plus importante sur le continent africain est notamment motivée par la richesse en matière première et le développement d’un marché supplémentaire pour les produits nationaux. En retour, certains pays africains bénéficient des technologies chinoises, de la construction d’infrastructures dans un contexte de partenariats et d’une ouverture du marché chinois pour leurs produits (certes limitée aux matières premières).

Ce genre de cas, impliquant entre autres CRBC, reste limité sur le continent. La Chine veut maintenir des relations diplomatiques non altérées avec les pays africains riches en matières premières. Aussi, et surtout, il est important pour les entreprises chinoises de ne pas laisser entretenir l’image de mauvais employeur sur le continent, qui pourrait avantager de très loin ses principaux concurrents occidentaux.

Auteur de l’article : La rédaction