Veolia au Gabon : de menaces en surprises

Le 16 février 2018, Le ministre de l’Energie au Gabon, Patrick Eyoghe Edzang annonce la fin de la convention de concession de SEEG-Véolia. L’annonce a été faite via un communiqué de presse émanant du Ministère.

 

L’échec de Véolia au Gabon, une raison qui en cache une autre ?

La principale raison invoquée dans le communiqué est “la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers”. Le Ministre sous-tend que Veolia a failli dans sa mission, et auprès des usagers qui se plaignent des services de l’énergéticien, et auprès de l’état gabonais du fait d’un manquement aux promesses.

Mais le communiqué ne s’arrête pas uniquement aux “défauts de service”. Il est en effet retenu l’échec de précédentes négociations, ces dernières ayant pour objet la prorogation de la durée de la convention de concession.

 

Une décision politique selon Veolia

Si le communiqué de presse du ministre de l’Eau et de l’Énergie gabonais faisait valoir un argumentaire ciblant principalement les services de l’énergéticien, Antoine Frérot, PDG du groupe, a privilégié la piste purement politique dans cette affaire.

Selon Frérot, il s’agit d’une « une décision politique”  et “populiste« . Réaction qui a poussé Ali Bongo a dépêché son porte parole à la présidence, et conseiller en communication, à Paris. En effet, le constat posé par le PDG de Veolia a été suivi de menaces, visant le Gabon mais aussi d’autres pays africains : “Cela signifie que les investisseurs étrangers (…) vont certainement geler beaucoup d’investissements étrangers en Afrique, pas seulement au Gabon« .

 

Audits contre saisies de la justice

Après les paroles, les actes! Veolia a décidé de porter cette décision devant la justice en saisissant les  juridictions internationales. L’Etat gabonais a réagit à son tour en annonçant un audit de la dette de Veolia.

Auteur de l’article : La rédaction